Une nouvelle enquête révèle que plus d’un travailleur canadien sur trois a eu des idées suicidaires ou autodestructrices au cours de l’année écoulée.

Cette enquête devrait agir comme un signal d’alarme pour les organisations, selon la firme Wysa, qui a mené une enquête auprès de 2 000 travailleurs de tous les secteurs d’activité au Canada en février dernier.

Cette enquête révèle que 36 % des travailleurs canadiens ont eu des pensées autodestructrices ou suicidaires au cours de l’année écoulée, et ils sont 23 % à avoir eu de telles pensées au cours des deux semaines qui ont précédé l’enquête, rapporte HR Reporter.

Et les répondants ont aussi fait part des multiples sentiments négatifs qui les affectent, à savoir la distance émotionnelle avec les autres (36 %), l’isolement ou le repli sur soi au travail (31 %), le fait de ressasser le passé (28 %), ainsi qu’un sentiment persistant de désespoir (23 %).

Les travailleurs canadiens sont bien conscients de cette situation dans leur entourage professionnel, puisqu’un répondant sur cinq s’inquiète du risque d’automutilation ou de suicide d’un collègue.

Or, 68 % des travailleurs canadiens n’ont pas reçu de formation sur la manière de réagir à la dépression grave d’un collègue. 

Plutôt que de se concentrer sur la prévention des problèmes de santé mentale dus au stress, les politiques actuelles sur le lieu de travail s’attachent davantage à traiter les crises après qu’elles se sont produites. Elles devraient plutôt s’efforcer d’empêcher ces crises de se produire, affirme Jason Walker, professeur associé et directeur du programme de psychologie industrielle et organisationnelle à l’université Adler, cité par HR Reporter.