
Près d’un travailleur américain sur deux considère qu’il est victime d’épuisement professionnel, selon une nouvelle étude.
Le niveau d’épuisement professionnel stagne à un niveau élevé aux États-Unis.
Près de la moitié des employés américains (45 %) disent qu’ils sont aux prises avec de l’épuisement professionnel, indique un sondage de la firme Eagle Hill, mené en février 2024.
Si ce pourcentage est bien inférieur à celui constaté en août 2020 (58 %), il ne diminue presque plus comparativement au pourcentage constaté un an plus tôt, soit 46 % en février 2023 et 45 % en août 2023.
Un tel niveau d’épuisement professionnel représente une menace sur les organisations puisque les employés épuisés sont trois fois plus susceptibles de dire qu’ils quitteront leur employeur au cours de l’année à venir, selon le même sondage.
La génération Z (54 %) et les milléniaux (52 %) sont les catégories les plus susceptibles de subir de l’épuisement professionnel. À l’inverse, les baby-boomers (29 %) sont les moins à risque d’être victimes d’épuisement professionnel.
Les femmes (49 %) sont bien plus susceptibles que les hommes (41 %) de se retrouver aux prises avec l’épuisement professionnel.
Le sondage montre également que plusieurs facteurs sont à la source de l’épuisement professionnel, à savoir la charge de travail (51 %), le manque de personnel (45 %), la pression du temps (41 %), la difficulté à équilibrer la vie personnelle et la vie professionnelle (41 %), mais surtout le manque de communication et de soutien (56 %).
Or, près de la moitié des travailleurs (44 %) affirment qu’ils ne sont pas confortables de parler de leur sentiment d’épuisement à leur gestionnaire ou à leur employeur.
Lorsqu’on leur demande quels seraient les moyens d’éviter l’épuisement professionnel, les travailleurs citent la semaine de quatre jours (69 %), la flexibilité du travail (66 %), une diminution de la charge de travail (63 %), de meilleurs avantages en matière de santé et de bien-être (60 %), ainsi que le travail depuis la maison (56 %).