Le harcèlement au travail est associé à la culture d’entreprise et aux relations sociales au sein des organisations, et pas seulement à des facteurs individuels.

Le harcèlement au travail peut se développer plus aisément quand les relations sociales et les jeux de pouvoir le permettent au sein de l’organisation , montre une recherche de l’Université de l’Est de la Finlande, évoquée par Science Daily.

C’est une des premières fois où les habitudes d’interactions sociales au sein du milieu de travail sont analysées de manière à voir comment elles pourraient favoriser le harcèlement.

L’étude s’appuie sur des récits personnels de harcèlement au travail publiés sur des forums de discussion en ligne consacrés au partage d’expériences de harcèlement. Les chercheurs ont analysé 136 récits de harcèlement, relatant comment le harcèlement a commencé, comment il a été traité par l’organisation, et comment la situation s’est terminée.

Les personnes qui ont vécu du harcèlement au travail le décrivent comme une situation où elles ont soit perdu leur santé et leur capacité de travail, soit perçu le harcèlement comme passivement accepté par la communauté de travail.

Le harcèlement a également été décrit comme un conflit non résolu, ou une situation où les employés ont réussi à y survivre grâce à leur propre opposition active. Cependant, ces récits de survie étaient extrêmement rares. Favorisé par la culture d’entreprise, le harcèlement ne peut fréquemment être enrayé que par celle-ci, et non pas par des décisions individuelles.

L’étude montre que les superviseurs jouent un rôle crucial dans la gestion du harcèlement. Quand ils gèrent cette situation de manière ouverte et équitable, ils peuvent empêcher son aggravation. Par contre, en l’ignorant ou en gardant le silence à ce sujet, et donc en l’acceptant passivement, ils compromettent souvent les possibilités de la personne harcelée de rester sur son lieu de travail.