Poste de frontière canadienne
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Le syndicat qui représente quelque 8 000 agents des services frontaliers et de renseignements veut que ses membres puissent bénéficier d’une retraite après 25 ans de service, rapportent nos collègues de Benefits Canada.

Le Syndicat des Douanes et de l’Immigration (SDI) de l’Alliance de la fonction publique du Canada est en négociation avec le Conseil du Trésor et l’Agence des services frontaliers depuis juillet 2018 dans le contexte d’une convention collective expirée depuis près d’un an.

La réforme du régime de retraite constitue la préoccupation principale des membres du syndicat, frustrés face à l’inaction du gouvernement fédéral, explique Jean-Pierre Fortin, président national du SDI.

Aujourd’hui, les syndiqués inscrits au régime à prestations déterminées ont droit à 2 % du salaire qu’ils faisaient avant la retraite par année travaillée et peuvent recevoir 70 % des cinq meilleures années après 35 ans d’emploi. Ils voudraient ainsi réduire ce seuil à 25 ans de service.

Après 25 ans, de nombreux agents n’ont en effet plus la capacité de porter une arme à feu et doivent être réaffectés à d’autres postes. « Beaucoup aimeraient quitter l’agence, mais ne peuvent pas, car la pénalité sur leur rente serait trop importante », explique M. Fortin.

Dans un courriel à Benefits Canada, le Conseil du Trésor a noté que la Loi sur les relations de travail dans le secteur public fédéral ne permettait pas des négociations sur les provisions du Régime de retraite de la fonction publique.

Le porte-parole a toutefois réitéré l’engagement du gouvernement de maintenir la pérennité des régimes fédéraux « dans l’intérêt des fonctionnaires et des Canadiens ».