
C’est ce qu’a expliqué Yves Carrière, professeur agrégé en démographie à l’Université de Montréal, lors d’un panel de discussion dans le cadre de la 20e édition de la Conférence de Montréal, organisé par le Forum économique international des Amériques.
M. Carrière a détaillé plusieurs exemples de changements importants quant au parcours de vie des Canadiens.
Par exemple, l’âge moyen lors d’un premier mariage ou lors de la naissance d’un premier enfant a augmenté au cours des dernières années.
Rappelons que la hausse de l’espérance de vie met de la pression sur les régimes de retraite. M. Carrière souligne un besoin grandissant de recourir à l’épargne individuelle pour assurer la retraite.
Confronté à la possibilité de vivre plus longtemps que ses parents, l’employé a un choix important à faire.
« La première option serait d’accepter une baisse du niveau de vie avant la retraite, parce qu’on épargne davantage, explique Yves Carrière. Sinon, l’employé pourrait accepter une baisse du niveau de vie à la retraite. Finalement, il pourrait repousser l’âge de sa retraite. »
La troisième option semble avoir la cote. Depuis le milieu des années 1990, la durée de vie en emploi à l’âge de 50 ans est à la hausse. Il reste néanmoins du travail à faire pour convaincre la population et les employeurs jouent un rôle important.
« Les entreprises doivent favoriser la rétention des employés expérimentés, ajoute M. Carrière. Il faut les encourager à travailler plus longtemps. »
Petit bémol : ce n’est pas tout le monde qui pourra travailler plus longtemps, par exemple pour des raisons de santé ou encore en fonction du métier de la personne, souligne-t-il.