La table de mortalité canadienne pour les employés du secteur public surestime l’espérance de vie des employés du secteur municipal au Québec.

C’est la conclusion d’une étude réalisée par Morneau Shepell en collaboration avec l’Université de Montréal.

« Les études sur la mortalité des différents corps de professionnels portent principalement sur les secteurs public et privé sans tenir compte de métiers spécifiques du secteur municipal. Celui-ci comprend en réalité un large éventail de professions », affirme Jérôme Dionne, associé chez Morneau Shepell.

« Le fait que le secteur public soit largement représenté par les professionnels de l’enseignement et de la santé biaise les résultats pour les autres employés du secteur. »

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L’étude s’est penchée sur sept groupes d’employés : cols blancs, cols bleus, cadres, policiers, pompiers, professionnels et chauffeurs d’autobus.

Les répondants représentent plus de 55 % des retraités et plus de 60 % de la valeur des engagements des régimes de retraite municipaux au Québec, affirme-t-on.

On constate que la table de mortalité canadienne surestime l’espérance de vie de tous les groupes d’employés municipaux, sauf les cadres et les professionnels.

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Par ailleurs, ces deux derniers groupes vivent plus longtemps que les cols bleus, soit de près de 18 mois chez les hommes et de 12 mois chez les femmes.

Selon M. Dionne, l’étude permettra aux municipalités et aux employés de « discuter à partir d’une base objective sur les enjeux des régimes de retraite, puisque les parties pourront se fier sur des références adaptées à la réalité de chacun des corps de métiers ».

Il sera également possible de réaliser des études similaires dans d’autres secteurs, dont le privé, et ce partout au pays, conclut-on.

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