
Après les bons résultats de 2013, nombreuses sont les caisses de retraite canadiennes qui s’approchent de la pleine capitalisation voire même des surplus.
Or, les participants à un colloque organisé à Montréal jeudi dernier par le conseil régional de l’Association canadienne des administrateurs de régimes de retraite (ACARR) ont pu constater que le besoin d’une bonne stratégie de gestion des risques demeure.
Grâce aux bons rendements des marchés boursiers, la hausse des taux d’intérêt et des cotisations supplémentaires importantes, l’on sait que la santé financière de la majorité des régimes de retraite au pays s’est grandement améliorée en 2013.
Le tiers des régimes au pays affichait d’ailleurs un surplus en date du 31 mars 2014.
De nombreuses caisses doivent maintenant se demander s’ils doivent conserver ou transférer les risques et de nombreuses options leur sont offertes pour ce faire.
Au cours des dernières années, plusieurs ont augmenté la répartition en revenu fixe ou, encore se sont tournées vers des placements alternatifs, dont l’immobilier ou les infrastructures.
Rappelons également que 2013 a été une année record quant à l’achat de rentes – tout porte à croire que la tendance se maintiendra.
Benoit Hudon, membre du partenariat chez Mercer à Montréal, constate que l’inaction « n’est pas une option » quant à la gestion des risques et suggère certains facteurs à considérer (voir le tableau ci-dessous).
« Il faut que le promoteur de régime détermine ses principaux facteurs d’analyse des risques, comprenne le degré actuel d’exposition aux risques et élabore une stratégie qui tienne compte de son propre contexte, dit-il. Si on ne le fait pas maintenant, alors quand? »
Gestion des risques |
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CONSERVER |
TRANSFÉRER |
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Régime ouvert ou fermé |
Ouvert |
Fermé |
Taille du régime par rapport à l’organisation |
Petite |
Grosse |
Santé financière du répondant |
Bonne |
Faible |
Niveau de capitalisation |
Déficit |
Surplus |
Appétit pour la prise de risques |
Important |
Faible |
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