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Les jeunes Canadiens estiment que l’accès plus difficile à la propriété nuira grandement à leur retraite, révèle un sondage de KPMG.

À peine la moitié (54 %) des milléniaux canadiens estiment qu’ils auront un jour accès à la propriété. Or, plus des trois quarts de tous les Canadiens (78 %) estiment que l’accès à la propriété représente un investissement favorable à la stabilité financière une fois venu le temps de la retraite.

Un grand nombre de milléniaux (65 %) hésitent à acheter une maison car ils craignent ainsi de devoir retarder leur épargne-retraite et manquer d’économies pour leurs vieux jours. D’ailleurs, 42 % des jeunes propriétaires reportent à plus tard leur épargne-retraite pour rembourser ou réduire leur dette hypothécaire, et 40 % estiment qu’ils ont payé si cher leur maison qu’ils craignent d’en obtenir un prix moindre au moment de prendre leur retraite.

« Nous constatons aujourd’hui que les milléniaux ont un choix à faire que n’ont jamais eu leurs parents », affirme Martin Joyce, associé et leader national du groupe Services à la personne et services sociaux chez KPMG. « Soit ils achèteront une maison, soit ils épargneront pour la retraite. L’accès à la propriété entraîne un important endettement en raison du prix très élevé des maisons par rapport aux revenus, et cela réduit la capacité d’épargne des milléniaux. Si la plupart d’entre eux estiment que l’accès à la propriété représente un investissement favorable à la stabilité financière, ils craignent toutefois que leur maison perde de sa valeur à l’avenir. »

Le gouvernement doit s’en mêler

Malgré le fait que les milléniaux disposent de revenus plus confortables que leurs parents, ils sont également plus endettés en raison du prix élevé des propriétés. Ce niveau de dettes élevé compromet leur retraite, souligne KPMG.

Quand on leur demande de réfléchir à l’avenir de la retraite en 2050, tous les Canadiens imaginent un paysage largement différent de ce que connaissent les cohortes plus âgées d’aujourd’hui. Une vaste majorité d’entre eux pensent qu’un nombre plus élevé de travailleurs resteront actifs et que l’âge de la retraite dépassera 65 ans.

La plupart des milléniaux jugent par ailleurs que le gouvernement devrait jouer un plus grand rôle pour tenter de répondre aux besoins futurs des Canadiens en matière de retraite. Une très grande majorité d’entre eux (82 %) estiment qu’il faudra davantage de prestations versées par les régimes publics (RPC et RRQ), et 89 % sont d’avis que le gouvernement fédéral devrait agir davantage pour protéger les régimes de retraite des Canadiens.

Finalement, 83 % des répondants pensent que le Canada doit revoir l’ensemble des systèmes d’épargne-retraite publics et privés.