Face à la pénurie de main-d’œuvre, les PME canadiennes bonifient leurs offres salariales et leurs programmes d’avantages sociaux pour se rendre plus attractives aux yeux des travailleurs, révèle un sondage d’ADP Canada.

Ainsi, près de la moitié (46 %) des propriétaires de PME sondés qui éprouvent des difficultés de recrutement dans le contexte actuel ont augmenté les salaires, et 27 % ont bonifié leurs régimes d’avantages sociaux, ce qui inclut l’offre de vacances additionnelles. Dans le même ordre d’idée, 19 % des répondants ont instauré une semaine de travail plus courte.

Les quelque 772 propriétaires de PME interrogés estiment qu’une meilleure conciliation travail-vie personnelle (53 %) et des horaires plus flexibles (48 %) font partie des principaux avantages de travailler pour une petite entreprise. Figurent parmi les autres avantages mentionnés une relation plus étroite avec le propriétaire et/ou les dirigeants (40 %), une équipe plus soudée (36 %) et une plus grande attention de la part de la direction quant au bien-être et à la santé mentale de leurs employés (35 %).

« Lorsque nous pensons aux petites entreprises, nous pensons souvent aux détaillants, mais les petites entreprises s’étendent à tous les secteurs d’activité et sont souvent en concurrence avec les grandes entreprises pour attirer les talents, fait remarquer Helen Vesce, vice-présidente de la division prestation de services d’ADP Canada. Ces résultats, ainsi que l’évolution rapide des priorités des travailleurs, indiquent que les petites entreprises canadiennes sont bien placées pour faire face à la concurrence lorsqu’il s’agit de recruter et de retenir les talents. »

Le cauchemar de la pénurie de main-d’œuvre

La plupart des petites entreprises qui ont dû réduire leurs effectifs pendant la pandémie (79 %) ont pu réembaucher des employés, indique le sondage. Cependant, un tiers (33 %) déclare avoir des difficultés à trouver des travailleurs, et près de la moitié (46 %) indique que la pénurie de talents s’est aggravée durant la pandémie. Ce sont les PME du Québec qui ont d’ailleurs le plus de mal à trouver et à retenir des talents, 44 % d’entre eux ayant du mal à trouver des travailleurs et 63 % trouvant qu’il est plus difficile de trouver et de retenir des employés qu’avant la pandémie.

Mais le problème ne s’arrête pas là : les PME doivent aussi relever le défi de garder leurs employés déjà en poste. Selon les quelque 772 propriétaires de petites entreprises interrogés, les employés qui ont quitté leur emploi l’ont fait pour obtenir un meilleur salaire (32 %), pour changer de carrière (29 %) ou pour assumer un niveau de responsabilité plus élevé.