
Entre les élections présidentielles américaines qui auront lieu dans moins d’un mois et les élections fédérales canadiennes de plus en plus imminentes, la plupart des travailleurs préfèrent éviter les discussions politiques en milieu de travail.
En fait, 89 % des travailleurs américains estiment même que leur employeur devrait limiter ou décourager les discussions politiques au travail, selon un sondage de la plateforme de création de CV MyPerfectResume.
Cette volonté s’explique notamment par la pression que ressentent certains employés à partager leurs opinions politiques alors qu’ils n’en ont pas envie. Pas moins de 93 % des répondants affirment qu’un collègue leur a déjà demandé pour quel candidat ils avaient l’intention de voter aux élections présidentielles américaines.
Dans l’ensemble, 80 % des travailleurs jugent que le milieu de travail devrait demeurer neutre d’un point de vue politique. Une proportion presque aussi importante (79 %) est d’avis que verbaliser ses croyances politiques peut entraîner des répercussions négatives. D’ailleurs, 68 % des répondants indiquent que les discussions politiques ont nui à leur relation avec des collègues, alors que 73 % disent avoir subi des répercussions pour s’être engagés dans des discussions à saveur politique.
Les travailleurs débutants et plus jeunes sont ceux qui craignent le plus les discussions politiques au bureau et les potentielles répercussions que celles-ci pourraient avoir. Les répercussions ayant déjà été expérimentées par les répondants incluent des conflits (46 %), du favoritisme (45 %), des sanctions disciplinaires ou des congédiements (32 %) du harcèlement (31 %), ainsi que l’exclusion de certains projets ou un traitement injuste (31 %).
Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que 82 % des travailleurs américains sondés disent regretté de s’être déjà engagés dans une discussion politique au travail. À la suite d’une telle discussion, 52 % des répondants disent que l’opinion qu’ils ont de leurs collègues a changé, 43 % disent que cela a créé des tensions au bureau, favorisé l’isolement des employés et créé des dommages aux relations entre collègues. Près de la moitié des répondants (43 %) disent même avoir reçu un avis disciplinaire de leur employeur.
Une forte proportion de travailleurs (74 %) affirment enfin qu’ils quitteraient une organisation faisant la promotion d’idéologies politiques pour lesquels ils sont en désaccord. Cette proportion atteint même 92 % chez les employés de 25 ans et moins.