Selon l’indice de rendement des transactions de Towers Watson, les sociétés qui ont conclu des transactions au cours du premier trimestre de 2010 ont surclassé le marché.
Au cours du premier trimestre de 2010, les sociétés à travers le monde qui ont fait des acquisitions ont surclassé l’indice MSCI Mondial par 4,3 points de pourcentage, en hausse par rapport à 4 points de pourcentage au trimestre précédent. Les acquéreurs canadiens ont obtenu des résultats plutôt intéressants, dépassant l’indice de 11 %
L’analyse du dernier trimestre vient encore une fois confirmer les défis particuliers liés aux transactions avec des entreprises étrangères. Les sociétés qui ont conclu ce type d’entente au cours du premier trimestre de 2010 ont surclassé l’indice par un mince 1,5 point de pourcentage, tandis que celles qui ont transigé avec des entreprises de leur pays durant la même période ont surclassé le marché par 6,7 points de pourcentage.
Malgré ces résultats, les acquisitions d’entreprises étrangères sont en hausse. Au premier trimestre de 2010, 36 % des transactions ont été conclues entre des entreprises de pays différents, par rapport à 24 % au trimestre correspondant en 2009. Il semble aussi très clair que les acquéreurs n’ont pas encore maîtrisé tous les enjeux que représente l’intégration de deux sociétés établies dans des pays distincts.
Selon Éric D’Amours, chef de pratique Fusions et acquisitions de Towers Watson au Canada, les résultats démontrent de façon constante que les sociétés canadiennes qui ont suffisamment de courage pour réaliser des acquisitions obtiennent un meilleur rendement aux actionnaires que celles qui évitent les transactions. « Ces conclusions devraient encourager les acquéreurs potentiels à passer à l’action dans les prochains mois », dit-il. « De plus, nos résultats mettent en évidence l’importance d’une planification soignée, particulièrement dans les cas où l’entreprise ciblée exerce ses activités dans un autre pays.»
D’après lui, la diligence raisonnable devient alors plus complexe puisque les entreprises connaissent moins bien le contexte réglementaire à l’étranger. « Le processus d’intégration d’une fusion transfrontalière est aussi beaucoup plus complexe, particulièrement en raison des défis liés à l’exploitation d’une entreprise dans un pays étranger et à l’harmonisation des cultures. Afin d’assurer le succès de l’acquisition, il est primordial de se concentrer dès le départ sur les questions entourant l’intégration de la main-d’œuvre », ajoute M. D’Amours.
Le Canada se démarque
C’est en Amérique du Nord que les acquisitions sont les plus nombreuses, ce qui reflète l’amélioration de l’économie dans cette région ainsi que la multiplication des opérations donnant des résultats positifs. Au Canada, les acquéreurs ont surclassé l’indice nord-américain par 10,6 points de pourcentage, et 33 % des transactions ont été réalisées avec des entreprises étrangères.
En revanche, le rendement des opérations en Europe est derrière celui des autres régions du monde; en effet, les acquéreurs européens ont présenté un rendement inférieur de 3,5 points de pourcentage à celui de l’indice régional. Ce résultat est attribuable en grande partie au nombre important d’opérations transfrontalières en Europe (plus de 60 % de toutes les opérations réalisées durant la période), et souligne encore davantage les défis liés à l’intégration d’une entreprise étrangère.
La situation est nettement différente en Asie-Pacifique. Les acquéreurs de cette région ont affiché le meilleur rendement au premier trimestre de 2010, un impressionnant écart de 12,8 points de pourcentage les démarquant de l’indice régional. Ce résultat reflète non seulement l’économie plus vigoureuse dans cette région, mais aussi le fait qu’un pourcentage élevé des transactions (70 %) a été conclu avec des entreprises nationales.
« Les acquéreurs éventuels ont fait preuve de prudence dans les 18 derniers mois, une période d’incertitude par rapport à la reprise de l’économie mondiale. Les entreprises ont maintenant repris confiance dans les marchés du crédit et se concentrent de nouveau sur la croissance, qu’elle soit générée à l’interne ou non », termine M. D’Amours.