
La hausse du coût de la vie a des effets sur la capacité des Canadiens à épargner pour le long terme.
L’inflation se traduit concrètement dans les investissements financiers des Canadiens.
Deux Canadiens sur trois (65 %) indiquent que le coût élevé de la vie restreint leurs capacité à atteindre leurs objectifs financiers, selon un sondage de la banque TD.
La retraite fait partie des objectifs financiers qui sont devenus plus difficilement accessibles. Ainsi, moins de la moitié des Canadiens (49 %) estiment épargner suffisamment pour atteindre leurs objectifs à long terme.
Non seulement les Canadiens tendent à moins alimenter leur épargne de long terme, mais ils comptent sur leur épargne de court terme pour faire face aux difficultés financières grandissante. Le tiers des Canadiens (35 %) préfèrent verser leur argent dans un compte d’épargne plutôt que de cotiser à un CELI, un REÉR ou un CELIAPP.
Un des effets de l’inflation est donc de déplacer les préférences des Canadiens de l’épargne de long terme vers l’épargne de court terme, qu’ils peuvent utiliser davantage comme un coussin de sécurité pour faire face au coût de la vie et aux imprévus.
L’inflation n’est pas la seule responsable du sous-investissement à long terme. Près de la moitié de la population canadienne (45 %) admet ne pas avoir confiance en ses connaissances en placement, au point que cela nuise à leur capacité à épargner. C’est même un canadien sur trois (34 %) qui n’a jamais effectué un placement, alors que plus de la moitié de la population (58 %) réalise des placements au moins une fois par an.
Il est à noter que ce sont les membres de la génération Z, soit les plus jeunes parmi les travailleurs, qui sont les plus assidus pour effectuer des placements chaque année. Plus des deux tiers d’entre eux (68 %) disent placer de l’argent au moins une fois par année.